Title: Médecine au Québec
Clarencephil - April 12, 2007 11:59 PM (GMT)
Tiens on va partir un nouveau sujet:
la médecine au QuébecProblèmes, qualité, listes d'attente.
Je sens qu'il y en a qui vont s'en donner à coeur joie (hein milou ?)
Pour partir le bal, cette caricature :
Clarencephil - April 13, 2007 01:23 AM (GMT)
| QUOTE |
Décès - Traitements chiropratiques
Le coroner Paul G. Dionne a conclu à une mort accidentelle en ce qui concerne le décès de Pierrette Parisien, survenu le 22 février 2006 à l'Hôpital du Sacré-Coeur à la suite de manipulations cervicales par un chiropraticien. Mme Parisien avait 36 ans et était mère de deux enfants.
Elle recevait des soins de chiropratique depuis neuf ans chez le même spécialiste. Pendant le mois de février, elle a subi à quelques reprises des manipulations effectuées avec une force extrême, la dernière en date du 20 février, après laquelle son chiropraticien s'est mis à soupçonner un possible accident cérébrovasculaire. Le praticien a téléphoné aux ambulanciers qui ont amené la patiente à l'hôpital Sacré-Coeur où elle est décédée deux jours plus tard.
Le coroner recommande que le public soit informé que ce genre de manipulation comporte des risques. Le patient a le droit de connaître les résultats scientifiques probants de la manipulation cervicale, selon le Dr Dionne.
Le coroner recommande aussi que la pratique de la manipulation cervicale fasse l'objet d'une attention particulière et que plusieurs organismes travaillent ensemble pour maintenir les standards universitaires enseignés. L'Office des professions du Québec devrait, de plus, veiller à ce que les ordres concernés interviennent lorsqu'il y a pratique illégale.
La thèse de la mort accidentelle est contestée par l'Ordre des chiropraticiens du Québec, qui croit que la manipulation cervicale a causé des dommages sur les vaisseaux du cou de la dame l'entraînant ainsi dans la mort.
|
Vive les chiros !
milou - April 13, 2007 12:10 PM (GMT)
No problémo avec la santé dans notre belle province.
Selon Mme Charlotte l'Écuyer, député libérale de l'Outaouais, on manque pas de médecins de famille au Québec... :no:
Stefrigaud - April 13, 2007 12:34 PM (GMT)
Le chiro...
J'y ai été une fois et ça ma fait peur.
Couché sur le ventre, il te tripote le cou, soudainement, un gros CRAAAAC pendant que tu regardes le plafond un bref instant...
Le flashback de l'exorciste, où Linda Blair se dévisse la tête, m'empêcha d'y retourner.
Je fais du Tai-Chi maintenant et c'est beaucoup mieux. Tout le corps se sent souple et décontracté. Je ne sonne plus comme un bol de Rice Krispies quand je bouge une partie de mon corps.
J'admets volontiers que c'est l'activité où vous aurez d'lair le plus con... euh non... la danse des canards dans les mariages doit sûrement être la première... mais maudit que le Tai-Chi fait du bien au corps.
Essayez le... pis les p'tits souliers Chinois sont assez cool aussi.
Yvente - April 14, 2007 01:44 AM (GMT)
Semble qu'un docteur sur dix passe la frontiere pour aller travailler aux EU. Les ricains profitent donc de services medicaux sans avoir eu a payer leur formation ....
J'ai pas de probleme a ce que les gens aillent travailler ailleur mais paye ta formation avant le passer la frontiere.
Combien ca coute a l'etat la formation d'un medecin (du primaire a l'universite) ???
:naan:
milou - April 14, 2007 02:55 AM (GMT)
Dans le contexte de pénuries de médecins, le gouvernement devrait exiger des finissants en médecine un service obligatoire minimum de 5 ans au Québec. Après tout, c'est nos impôts et nos taxes qui leur payent leur formation. Surtout qu'il est reconnu que c'est au Québec que les frais de scolarité sont les moins chers en Amérique du nord.
Moi, ça me fais chier de voir un finissant en médecine s'exiler aux étrons unis, juste pour ramasser le pactole, alors qu'on lui a gracieusement payé une formation mur à mur ici avec nos deniers et alors qu'on manque cruellement de toubibs.
:angry:
Yvente - April 14, 2007 08:10 PM (GMT)
Docjibe est en vacances au Cap .... j'aurais aime avoir son point de vue sur l'exil des medecins.
milou - April 25, 2007 12:03 AM (GMT)
« Le far-west de la médecine ! »Extraits de l’article.
Faciles d’accès, largement publicisées et « testées » par les vedettes, les interventions esthétiques ont la cote. Si bien que la clientèle s’est élargie en même temps que l’offre de services a explosé, avec comme résultat que de plus en plus d’adolescentes les utilisent. Mais ces interventions, souvent chirurgicales, ne sont pas sans risques. Si très peu de gens y laissent leur vie (on se rappelle le cas de Micheline Charest), certains subissent toutefois des complications diverses minant leur santé.
…En fait, cette popularité n’est pas limitée aux implants mammaires mais à tous les types d’intervention en chirurgie esthétique. La liposuccion, la blépharoplastie (chirurgie des paupières), le remodelage du nez ainsi que le lifting du visage sont tous en forte hausse, le nombre d’interventions ayant doublé et parfois triplé en 10 ans, selon les données recueillies par le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF).
A lire
IciComment ce fait-il, encore une fois, alors que le Québec souffre d’une pénurie de médecins, principale cause des interminables listes d’attente en chirurgie et des débordements des urgences, pour ne parler que de ces deux problèmes de notre système de santé, que notre société forme des médecins avec nos taxes et nos impôts pour faire de la BOULECHITTE PAREILLE ? :cry:
Si le gouvernement portait ses culottes, il interdirait cette boulechitte aux finissants en médecine pour soigner les malades. Les ceuzes qui veulent boulechitter, iraient se « former » ailleurs, en particulier chez-nos voisins du sud. En parlant de nos chers voisins, de qui nous vient encore cette autre vague ? Celle des mégats totons et autres stupidités esthétiques ? :blabla:
Yvente - April 25, 2007 12:23 AM (GMT)
C'est le signe d'une societe malade et hyper JE-ME-MOI-SUIS-IMPORTANT-ET C'EST-TOUT-CE-QUI-COMPTE, MOI-MOI-MOI.
Quand nos propres bobo (superflu comme une ride sur le front) deviennent le centre de notre univers c'est peut-etre signe qu'on a trop d'argent ou trop de temps a ce pogner le beigne... vous en connaissez beaucoup de rwandais qui se sont fait faire la grande operation, l'augmentation des pectoraux ou un lifting dans face ???? Mais non ils n'ont meme pas de quoi se payer l'essentiel.
Un pays libre et riche veut tu dire que ses habitants sont plus intelligents ??? :zarbi:
milou - April 25, 2007 12:48 AM (GMT)
Est-ce qu'il y a un médecin dans la salle s.v.p. ?
Nous avons besoin d'un diagnostic sur ce problème de notre système de santé. :cry:
Merci!
Yvente - April 25, 2007 12:58 AM (GMT)
D'ou ca vient ??? De France .........
Clique ici
Clarencephil - April 25, 2007 01:03 AM (GMT)
Y'en a pas mal de ce genre:
Par exemple
ICI| QUOTE |
NOMS DES VILLAGES INCROYABLES MAIS VRAIS Saviez-vous que la commune de Poisson (dans la Saône-et-Loire) est jumelée avec celle d’Avril (dans la Meurthe-et-Moselle) ? Et que les communes de Beaujeu (dans les Alpes-de-Haute-Provence ou le Rhône) et celle de Pas-de-Jeu (dans les Deux-Sèvres) devraient bien en faire autant ? Comme aussi Perles (Aisne) et Lhuître (Aube)... Sur les 40 000 villes et villages de France, beaucoup ont en effet des noms incroyables ! |
Clarencephil - April 25, 2007 01:06 AM (GMT)
NB: les chiffres réfèrent au numéro du département où se trouvent le village
| QUOTE |
Corps de pierre... De nombreuses localités portent un nom lié au corps humain – en apparence du moins, car les nombreux Crouttes (02 et 61), Crottet (01), Crots (05), Croûtes (10) renvoient par exemple à des grottes. Mais le résultat, plusieurs dizaines de siècles après la formation de ces noms dont le sens initial est oublié, peut s’avérer cocasse. Si la ville de Menton (06) est tellement connue qu’on ne remarque plus ce qu’elle évoque, d’autres n’ont pas cette chance : Hanches (28), Bras (83), Corps Nuds (35), Corps (38), Hommes (37), Chatain (86), Blond (87), Belle Brune (62), Montéton (47), Talon (58), Taillepied (50), Tirepied (50), Ongles (04), Verrue (86), Gland (02), Bidon (07), Haleine (61), Craches (78), Glaire (08), Froidcul (57)… sans oublier Le Poil (04) et Poil (58). Cette dernière commune avait amené un plaisantin du début du XXe siècle à y inviter toutes les notabilités de l’époque pour une inauguration fictive d’une statue. Il avait ensuite publié dans la presse les lettres des députés et sénateurs répondant très directement qu’ils « se rendraient bien sûr à Poil » à son rendez-vous…
Mort ou vif ? En Isère, on trouve à la fois La Morte et Vif, deux communes qui font en quelque sorte la paire. Dans le même genre, on a Vivans (42), Survie (61), Cercueil (51) ou La Tombe (77)… à ne pas choisir comme dernière demeure à l’âge de la retraite !
|
| QUOTE |
Mignons… ou moins S’il doit être agréable d’habiter à Charmant ou Charmé (tous les deux en Charente), à Montchaton (50), aux Chéris (50), à Bibiche (57) ou à Bizous (65), une résidence à Salau (09), La Baffe (88), Angoisse (24), Longcochon (39), La Porcherie (19), La Vacherie (27), La Bouillie (22), Pleurs (51), Orgueil (82), Chamouilley (52) ou Pisseloup (52) est moins facile à assumer. De la même façon, habiter à Tannières (02) ou à Clapiers (37) fera sourire ceux qui ne connaissent pas ces villages.
|
milou - April 25, 2007 02:14 AM (GMT)
| QUOTE (Yvente @ Apr 25 2007, 12:58 AM) |
D'ou ca vient ??? De France .........
Clique ici |
Bon bin à défaut de diagnostic sur l'état de santé de notre système d'assurance-maladie, en attendant, prions St-Désiré. Non mais, on ne sait vraiment plus à quel Saint se vouer dans notre belle province... :blabla:
Maria - April 25, 2007 11:42 AM (GMT)
NB de QuébecWind: Maria est médecin à Ste-Justine
Ok, je vais mettre mon grain de sel ici.
Le système est malade, voire très malade. Les symptômes sont chroniques et aucun remède n'a encore été utilisé.
En commençant par la retraite massive dans les années 90, les éléments les plus expérimentés ont quitté pour laisser un trou béant dans le pool des soins infirmiers. Et cela va continuer car un autre pic de retraite s'en vient d'ici quelques années.
Bien que les entrées à l'école de nursing continuent, il y a un haut taux d'échec. Les infirmières en poste sont écoeurées, ce qui n'est pas très attrayant pour les finissantes : garde obligatoire, liste de rappel ou équipe volante (donc pas de poste permanent donc pas d'avantages marginaux), travail de nuit, peu de chance d'avancement. Pour mettre la cerise sur le sundae, les meilleures infirmières prennent des postes administratifs ou se lancent en recherche et cessent de pratiquer. Alors, on réengage les auxilliaires qu'on avait mis à la porte quelques années auparavant.
Avec la réforme du système de santé, plus d'argent est mis pour les structures locales (clsc, groupe de médecine familiale, soins à domicile, etc). Ça prend du monde pour faire opérer tout ça. Comme il n'y en a pas, on les prend dans les hôpitaux... Comme il manque de médecins, on donne plus de responsabilités aux infirmières. Comme c'est une job de jour, ce sont celles qui sont écoeurées des conditions dans les hôpitaux qui les prennent. Comme il y a de moins en moins d'infirmières dans les hôpitaux, le fonctionnement est limité et on se ramasse avec une plus longue attente dans les urgences par manque de "lits" (comprendre manque de personnel), annulation de chirurgie par manque de place aux soins intensifs (comprendre manque de personnel ou d'anesthésiste ou de sous pour ouvrir une salle d'op de plus).
Pour les médecins, c'est pire. Même s'il y a une augmentation du nombre d'admissions, on n'en verra pas la couleur avant un bon 7 à 10 ans. Entre-temps, ceux qui travaillent s'épuisent, prennent leur retraite et personne pour les remplacer. Pire, dans les hôpitaux dit universitaires, le gouvernement bloque les remplacements, donc aucun recrutement possible pour maintenir la qualité. Ne vous demandez pas pourquoi des médecins se désaffilient de la RAMQ et partent en pratique privée. Pas moyen d'être efficace dans le système public. Et pour clore le tout, la profession s'est féminisée et la nouvelle génération a envie de profiter de la vie. Donc pas question de faire 80 heures par semaine comme le bon docteur Welby. Non, c'est du 9 à 5, du lundi au jeudi. Le reste, il faut s'occuper de sa famille. On ne prend plus de nouveaux patients, les listes de rendez-vous sont pleines à craquer et les secrétaires sont très efficaces à les bloquer. A moins d'avoir une consultation en main mais encore, faut-il l'avoir obtenue d'un médecin...
Le médecin généraliste de mon mari est en état d'épuisement. Elle va profiter d'un 2 mois de convalescence pour une chirurgie pour se reposer. En attendant, il n'y a pas d'autres docs pour s'occuper de ses malades. Comme il avait besoin de voir un chirurgien, ben là, il n'arrive même pas à avoir de rendez-vous. La seule façon a été d'avoir un contact privilégié pour un RV dans 1 mois. Fiou !!
A propos des médecins étrangers qui veulent pratiquer au Canada, il faut faire attention aux reportages qui ne disent pas tout. J'ai déjà eu des médecins qui faisaient leur stage obligatoire avant de pouvoir pratiquer. Les critères d'évaluation de la compétence sont très objectifs et c'est une énorme responsabilité d'accepter qu'un médecin avec une formation différente puisse pratiquer au Canada. Certains sont très bons, d'autres sont de véritable danger public. Ce n'est pas parce qu'on est en pénurie de médecins qu'on doit baisser la qualité de sélection à l'incompétence.
Ceci dit, je me cherche encore un médecin de famille qui travaille après 16hrs et qui a plus que 5 minutes à me consacrer une fois par année...
Ecoutez le reportage à Enjeux ce soir, sur les soins intensifs. Je vis cette situation dans mon hôpital et c'est vraiment stressant et inquiétant.
Alors, ne soyez pas malade !!!!
milou - April 25, 2007 04:03 PM (GMT)
Ouf! Je ne voudrais me pas retrouver dans vos souliers les docs ni dans ceux des infirmiers-ières.
Mais si le gros du problème vient principalement du manque d’effectifs, il semble que le gouvernement devrait colmater au plus vite les fuites comme l’exil des étudiants fraîchement diplômés en médecine et la formation de médecins qui sont détournés vers le privé pour la chirurgie esthétique superficielle. Est-ce qu’il fait tout ce qui est possible pour attirer plus de docs étrangers compétents et les garder au Québec?
Aux grands maux, les grands remèdes...
:blabla:
Clarencephil - April 29, 2007 08:18 PM (GMT)
Se faire soigner en INDEAprès le tourisme
normal, le tourisme gastronomique, le tourisme sexuel, voici maintenant le tourisme
médicalVu dans
La Presse | QUOTE |
Au coeur du système de santé indien Laura-Julie Perreault La Presse
Delhi
«Vous venez en Inde pour le tourisme, les affaires ou des raisons médicales ?» demande-t-on aux étrangers qui arrivent en Inde. Notre journaliste, envoyée spéciale de La Presse en Inde, était loin de se douter qu'au cours de son voyage d'affaires, elle deviendrait malgré elle une touriste de la santé. Voici le récit de son expérience à faire rougir de honte le système de santé québécois.
«Il paraît que c'est beau les chutes Niagara.» Le commentaire est tout ce qu'il y a de plus banal. Mais pas en ce moment précis. J'essaie de répondre du mieux que je peux au chirurgien indien qui me tient la main pendant qu'une longue, longue aiguille s'insinue en moi.
Cinq autres médecins de l'hôpital Max de Delhi discutent en hindi, littéralement derrière mon dos, pendant que leur collègue, une jeune anesthésiste, cherche un espace entre deux vertèbres pour m'injecter une dose de stéroïdes. Soudainement, ils se mettent tous à rire. J'ignore si c'est à mes dépens.
Dans cette situation qui frôle l'absurde, je repense à une des premières publicités que j'ai vues à la télévision indienne en débarquant à Delhi. Un Européen dans la soixantaine fait l'éloge du système de santé indien en buvant un cocktail coloré avec sa femme sur une plage de Goa, le centre de villégiature indien par excellence. «Je suis venu pour traiter une maladie. Nous en avons faits des vacances !» s'exclame-t-il. Incredible India ! (Inde incroyable !), conclut le message. Je n'ai plus aucune difficulté à le croire.

De la théorie à la pratique
Avant mon arrivée en Inde, j'avais planifié écrire un article sur le tourisme médical au pays de Vishnu. L'Inde a reçu entre 100 000 et 150 000 patients étrangers en 2006 et veut s'imposer comme la nouvelle destination de «santé globale». Sur la carte des douanes nécessaire pour entrer au pays, sous la catégorie «raison du voyage», on peut cocher «médical», tout juste à côté de tourisme et affaires.
L'Inde vend aux étrangers ses hôpitaux ultramodernes, ses médecins qui parlent anglais, mais aussi ses spas, dans lesquels on pratique notamment la médecine traditionnelle ayurvédique et ses ashrams où on pratique le yoga et la méditation.
En préparant mon reportage sur le sujet, j'étais loin de penser que j'allais moi-même servir de cobaye. Un de mes disques intervertébraux en a décidé autrement. Après avoir traîné pendant trois mois un trio de valises et un ordinateur portable dans des dizaines d'aéroports et après s'être fait chahuter quotidiennement dans les rues bondées des mégapoles indiennes et sur les routes cahoteuses de l'Himalaya, mon disque a lâchement décidé de me laisser tomber.
Résultat : c'est en pleurs que je rentre à Delhi un samedi soir de novembre, incapable de supporter la douleur qui m'assaille déjà depuis deux semaines et que j'ai essayé en vain de combattre à l'aide d'anti-inflammatoires.
Je connais déjà un peu la chanson. En 2002, au retour d'un voyage de 15 mois à travers l'ex-URSS, cette douleur était apparue pour la première fois. Je m'étais rendue à l'urgence, à Montréal, ignorant ce qui m'était tombé dessus.
Après quatre heures d'attente, sans radiographie ni plus de cérémonie, un médecin m'avait annoncé que j'avais une hernie discale, m'avait recommandé de prendre des Advil et de me reposer. La physiothérapeute que j'ai consultée alors avait été outrée par ce diagnostic à la va-vite. Heureusement, en un mois de traitements, elle m'avait remise sur pied.
Si un médecin au Québec m'avait traitée avec une telle désinvolture, que pouvais-je attendre de l'Inde, un pays qui vit certes un boom économique sans précédent, mais dont 80 % de la population vit sous le seuil la pauvreté (lire, moins de 1$ par jour) et où l'espérance de vie dépasse à peine 60 ans ?
Le lendemain de mon retour à Delhi, un dimanche matin, vers 9h, une amie indienne contacte pour moi l'hôpital privé Max Healthcare. Un orthopédiste me fait une place dans son horaire à 10h30. Et pas n'importe lequel! Nitiraj Oberoi traite les membres de l'équipe de cricket indien. Il travaille aussi pour les grandes compagnies aériennes indiennes. Dans son domaine, il est une star.
J'arrive à l'heure à l'hôpital Max Super Speciality Hospital. Trois immenses édifices vitrés flambant neufs constituent l'essentiel de cet hôpital. Le chaos des rues de Delhi fait ici place à l'ultramoderne et à la propreté irréprochable. Un employé en sarrau portant un macaron «Puis-je vous aider ?» fonce droit sur moi. En moins de trois minutes, je suis enregistrée et j'ai acheté un cappuccino et un muffin au pavot au petit resto du lobby de l'hôpital.
Après 15 courtes minutes d'attente, je suis dans le bureau du Dr Oberoi. Une heure et demie plus tard, j'ai déjà subi une résonance magnétique, j'ai acheté les médicaments d'ordonnances, j'ai vu un physiothérapeute et je rentre me coucher. À 18h, le Dr Oberoi m'appelle pour me donner les résultats de la résonance magnétique et pour fixer un rendez-vous avec un neurochirurgien pour parler des traitements possibles.
Trois mots : je suis ébahie! Le tout m'a coûté moins de 150 $. La résonance magnétique au Québec coûte à elle seule de 600 $ à 900 $ au privé. La file d'attente au public est de 6 à 18 mois, au dire du président de l'association des radiologistes du Québec, le Dr Frédéric Desjardins.
Hospitalisation à l'indienne
Après consultation avec les médecins indiens, j'opte pour un traitement prudent de mon dos. Tous les jours, je vois une physiothérapeute. Je prends assidûment mes médicaments. Le Dr Oberoi, que je vois tous les cinq jours, s'inquiète cependant de mon lent rétablissement. La douleur reste insupportable. Après trois semaines, il me propose d'aller de l'avant avec une injection de stéroïdes par épidurale. Cela requiert une courte hospitalisation d'une journée.
J'avale ma salive et j'accepte. Ma famille n'a jamais été aussi loin. Heureusement, un ami accepte de m'accompagner.
La veille de l'intervention, le chirurgien qui sera chargé de l'épidurale me lâche un coup de fil pour s'assurer que je serai à jeun et pour me décrire comment se déroulera ma journée du lendemain. Cependant, quand j'arrive à l'hôpital le lendemain matin, mon nom n'est pas sur la liste. Les réceptionnistes doivent rectifier la situation.
Le choix de la chambre est un peu complexe. Les moins chères, contenant huit lits, ne coûtent que 1500 rs (37,50 $). La plus chère, une suite, coûte 12750 rs (318,75 $). Mais la différence de prix ne s'arrête pas là. Si on choisit la chambre économique, la visite du médecin coûte 10 $. Si on choisit la suite, la même visite coûte 40 $. J'opte pour une chambre «de luxe» à 5750 rs (143,75 $). Les médecins me chargeront 20 $ pour venir me voir.
Ma chambre de luxe pourrait être celle d'un hôtel quatre étoiles. J'ai une télévision, un grand sofa pour mon accompagnateur et une vue magnifique sur une des principales attractions touristiques de Delhi, le Qutab Minar. J'ai une infirmière assignée presque uniquement à ma chambre. Elle parle un anglais approximatif.
La chambre est propre, mais mon ami remarque rapidement que les règles d'hygiène ne sont pas tout à fait les mêmes que dans les hôpitaux de l'Occident. Les cotons utilisés pour faire des injections ne sont pas confinés à de petits paquets scellés. Ça ne m'empêche pas de dormir. Le brassard pour prendre ma pression est aussi un peu approximatif. Pour le reste, on se croirait (presque) à Montréal.
L'épidurale se déroule selon les règles de l'art, mis à part le nombre de docteurs qui assistent à l'intervention. À la suite de l'anesthésie locale, on me garde sous observation pendant trois heures. Mon ami fait le pied de grue trois étages plus haut. Il ignore pourquoi le tout prend autant de temps. Personne ne semble capable de lui donner une réponse claire.
Vers 20h le soir, tout est terminé. Nous quittons la chambre où je suis arrivée huit heures plus tôt. Les réceptionnistes mettront plus d'une heure à faire la facture, à notre grand dam. La bureaucratie indienne, réputée pour sa lenteur, semble avoir trouvé un chemin jusqu'au bureau de la comptabilité de cet hôpital.
Mais la douceur de la facture m'a fait sourire. L'intervention, la chambre, les examens des médecins, n'a coûté que 300 $.
Le lendemain, le Dr Oberoi m'appelle pour faire un suivi. Il a aussi appelé ma physiothérapeute. Ensemble, ils ont convenu des traitements à me donner pour que je rentre à la maison une semaine plus tard.
Pendant ce temps, ma famille a fait des appels pour trouver un orthopédiste québécois pour prendre le relais à mon retour. Partout, on dit à ma mère qu'il sera impossible d'en voir un avant au moins huit mois.
Lors de notre dernière rencontre, j'ai glissé un mot au Dr Oberoi sur ce qui m'attendait à la maison. Il connaît bien le système de santé canadien. Chaque année, il est embauché par un hôpital de l'Alberta pour exécuter des opérations qui demandent une expertise introuvable ici.
«Tant que vous n'aurez pas de médecin, vous pouvez m'envoyer des courriels ou m'appeler. Ça me fera plaisir de répondre à vos questions», m'a-t-il dit en me serrant la main. Je pouvais lire l'inquiétude dans ses yeux.
Il n'avait pas tort. Cinq mois plus tard, j'ai enfin réussi à voir un orthopédiste, mais j'ai presque dû me battre avec le médecin de famille que j'ai consulté au retour pour être envoyée à lui.
Mon dos s'ennuie de l'Inde.
|
docjibe - April 30, 2007 05:05 AM (GMT)
Toute une discussion que j'ai manqué!
Voici ma version, qui origine de mes 25 années de médecine en régions éloignées.
D'accord avec Maria à 90%.
Les docs ne travaillent plus comme avant et ne prennent plus les memes responsabilités. Ils bloquent l'accès de leur bureaux aux nouveaux patients, CE QUI ÉTAIT INEXISTANT AUPARAVANT !!!!!! Tout le monde devait faire du bureau, et voir tout ceux qui obtenaient un RV. Nous avions une responsabilité sociale.....
Maintenant c'est la '' qualité de vie'' qui prédomine. Les semaines de moins de 35 heures, la féminisation extreme de la profession, les jobs salariées ( comme de bons fonctionnaires.....peu efficaces), les postes bidons , et je dois en taire beaucoup d'autres! :no:
Je peux vous dire que les mesures en place par les péquistes ont été les plus néfastes pour notre systeme, et que celles en cours pour régler les problèmes seront innefficaces! bang
Les admissions en médecine ont presque doublé, mais 80% sont des filles! C'est une sélection tout à fait ridicule! Dans 7à 8 ans, je suis désolé Maria, il y aura toujours un déficit de docs, meme pire qu'en ce moment!
Les mentalités doivent changer. J'ai commencé à mettre mes grains de sel, car je suis maintenant en milieu universitaire et je dois former ces futurs docs. J'essaie de leurs montrer les vrais enjeux, et surtout leurs responsabilités sociales : Un docs, ca ne travaille pas de 9 à 5, et ca doit faire beaucoup de bureau et etre efficace!!
Un vieux doc, qui a besoin de la planche pour ventiler! :victoire:
milou - May 1, 2007 02:03 AM (GMT)
Au coeur du système de santé indien
Laura-Julie Perreault
La Presse
…mais dont 80 % de la population vit sous le seuil la pauvreté (lire, moins de 1$ par jour) et où l'espérance de vie dépasse à peine 60 ans ?
… Trois mots : je suis ébahie! Le tout m'a coûté moins de 150 $...
...La résonance magnétique au Québec coûte à elle seule de 600 $ à 900 $ au privé. La file d'attente au public est de 6 à 18 mois, au dire du président de l'association des radiologistes du Québec, le Dr Frédéric Desjardins...
Ch’ais pas si Mme Laura-Julie Perreault a fait le lien entre les deux données, mais ça semble évident que le Indiens n’ont pas les moyens de madame pour se faire soigner et que ces cliniques, qui n’ont pas de liste d’attente, ont vu le jour que pour soigner madame….
<_<
milou - May 16, 2007 04:42 PM (GMT)
Système de santé américain: le plus cher et le moins efficace au mondeSi ça peut nous consoler de notre système québécois.
Article à lire iciL'ont l'affaire les zamaricains!
B)
Clarencephil - May 16, 2007 10:18 PM (GMT)
On manque de médecins au Québec , mais on met des batons dans les roues aux médecins étrangers:Vu sur
Radio-Canada | QUOTE |
Médecins étrangers: la saga d'une urgentologue
Les médecins formés et diplômés à l'étranger veulent rencontrer le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, le Dr Philippe Couillard. Ils se demandent pourquoi une centaine d'entre eux n'ont pu avoir accès aux 87 postes de résident qui seront vacants dans les facultés de médecine de la province en septembre, même s'ils ont réussi les examens du Collège des médecins. Michel Labrecque a rencontré une spécialiste en médecine d'urgence d'origine algérienne invitée à s'installer au Québec il y a plusieurs années. Formée dans son pays natal et en France, elle a elle aussi passé tous les examens du Collège. Elle n'obtient pourtant pas le droit de pratiquer ici.
.... Ils étudient la possibilité de demander une enquête à la Commission des droits de la personne afin de vérifier s'il y a eu discrimination dans les critères de sélection des facultés de médecine.
Maintenant regroupés au sein d'une coalition appelée l'Association des médecins d'ailleurs, ils réclament une rencontre avec le ministre de la Santé, Philippe Couillard. Le président de cette nouvelle coalition, Comlan Amouzou, estime que le Collège des médecins a fait sa part et que la balle est maintenant dans le camp des universités.
« Là où ça bloque maintenant, c'est au niveau des facultés de médecine. La conférence de presse d'aujourd'hui, c'est pour réagir aux propos du docteur Réjean Hébert, qui a traité des médecins étrangers d'incompétents. Il est à la tête d'une grande institution qui a le devoir de former. Il faut qu'il propose les voies et moyens pour que ces gens puissent entrer en résidence », explique M. Amouzou.
|
Il y a une entrevue radio dont je n'arrive pas à copier le lien . Faut aller sur la page même !
milou - May 17, 2007 01:29 AM (GMT)
| QUOTE (milou @ Apr 25 2007, 04:03 PM) |
Est-ce qu’il fait tout ce qui est possible pour attirer plus de docs étrangers compétents et les garder au Québec?
Aux grands maux, les grands remèdes...
:blabla: |
Non mais quel bourbier administratif. Le ministre se retourne vers le collège des médecins qui se retourne vers les facultés de médecine qui se retournent vers le ministre... Un vrai cirque! Ça nous donne la nausée. Vite à l'urgence! :zarbi:
Y-at-il un pilote dans cet avion?
:blink:
Clarencephil - May 18, 2007 11:46 PM (GMT)
Faut être patient pour être un patient au Québec
Clarencephil - May 19, 2007 06:00 PM (GMT)
milou - May 20, 2007 09:50 PM (GMT)
| QUOTE (milou @ May 16 2007, 04:42 PM) |
Système de santé américain: le plus cher et le moins efficace au monde
Si ça peut nous consoler de notre système québécois.
Article à lire ici
L'ont l'affaire les zamaricains!
B) |
milou - May 27, 2007 02:56 AM (GMT)
M. Castonguay, je comprends le lien étroit que vous entretenez avec les compagnies d’assurance et votre grande amie la ministre Jérôme-Forget et son obsession pour la privatisation des services publiques mais de grâce, restez dans la peinture et venez pas foutre le Québec dans le merdier américain de la privatisation des soins de santé. :angry:
A vous rendre malade iciLe problème du système de santé est le manque d'effectif. Privatiser, en donnera pas plus... :no:
Clarencephil - May 28, 2007 02:50 AM (GMT)
La seule solution:
milou - July 1, 2007 10:25 PM (GMT)
| QUOTE (milou @ May 27 2007, 02:56 AM) |
M. Castonguay, je comprends le lien étroit que vous entretenez avec les compagnies d’assurance et votre grande amie la ministre Jérôme-Forget et son obsession pour la privatisation des services publiques mais de grâce, restez dans la peinture et venez pas foutre le Québec dans le merdier américain de la privatisation des soins de santé. :angry: |
Retour sur le sujet avec un très bon article de Nathalie Petrowski qui a eu la chance de rencontrer Michael Moore en entrevue.
A lire iciVu également hier soir au ptit écran une entrevue du même Don Quichotte amaricain avec Lary King.
Une chance qu'ils l'ont celui-là, les zamaricains! Mais réalisent-t'ils vraiment leur chance?
:blink:
Yvente - July 2, 2007 01:52 AM (GMT)
Un bon article Milou Yes2
J'vais aller voir son dernier film :biensur:
milou - July 2, 2007 03:02 AM (GMT)
| QUOTE (Yvente @ Jul 2 2007, 01:52 AM) |
Un bon article Milou Yes2
J'vais aller voir son dernier film :biensur: |
Méchant malade ce cinéaste ricain!
Combien d'années il va survivre encore aux States avant de se faire buter? :sad2: Tiens, éventuellement l'objet d'un sondage...
C'est le prochain film à notre agenda.

:worship:
Clarencephil - July 4, 2007 01:27 AM (GMT)
Pendant ce temps.. (
Radio-Canada)| QUOTE |
Non à l'intégration forcée des médecins étrangers Le Québec manque cruellement de médecins. Pour aggraver la situation, quelque 60 diplômés québécois ont choisi, cette année, de poursuivre leur formation postdoctorale en médecine ailleurs au Canada. Une quinzaine d'autres sont allés aux États-Unis. Ces départs laissent vacants 87 postes de résidence. Entre-temps, quelque 174 médecins n'arrivent pas à obtenir de stages en résidence au Québec. Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, aurait voulu qu'on invite des médecins étrangers à prendre les places libres. La réponse de la Conférence des doyens des facultés de médecine du Québec : c'est non. Pour l'organisme, il n'est pas question d'attribuer systématiquement les stages vacants aux médecins étrangers. Selon le regroupement, si ces derniers n'ont pas été sélectionnés, c'est qu'ils n'ont pas les compétences cliniques requises.
|
milou - July 4, 2007 02:01 AM (GMT)
Ça vient confirmer ce que je disais plus tôt :
"Dans le contexte de pénuries de médecins, le gouvernement devrait exiger des finissants en médecine un service obligatoire minimum de 5 ans au Québec. Après tout, c'est nos impôts et nos taxes qui leur payent leur formation. Surtout qu'il est reconnu que c'est au Québec que les frais de scolarité sont les moins chers en Amérique du nord.
Moi, ça me fais chier de voir un finissant en médecine s'exiler aux étrons unis, juste pour ramasser le pactole, alors qu'on lui a gracieusement payé une formation mur à mur ici avec nos deniers et alors qu'on manque cruellement de toubibs."
Ça confirme aussi que le gouvernement n'a pas grand contrôle sur les médecins. Le coeur du problème est là. :angry:
Yvente - July 4, 2007 02:14 AM (GMT)
C'est pas juste en medecine Milou ... :no:
Moi j'ai aucun probleme si tu veux aller travailler ailleur mais avant de passer la frontiere paye le 275 000 $ (peut-etre meme plus ???) de scolarite que tu as coute a l'etat. Si tu travaille ici tu t'auto-rembourse et les budgets sont ainsi concu pour etre balance.
Pour la question des medecins etranges qui veulent travailler au Qc c'est aussi un problemes d'exode de cerveaux des pays pauvres. Les accepter ici comme citoyen en se disant qu'ils sont instruit ne fait qu'appauvrir les pays deja pauvres .... on les aide pas pantoute.
Y en aura pas de facile :(
milou - July 4, 2007 10:26 PM (GMT)
C’est vrai Yvente que ce problème d’exode des compétences existe dans plusieurs domaines. Sauf que là où ça fait le plus mal, c’est justement dans le domaine de la santé.
La santé, est-ce qu’il y a une valeur individuelle et collective plus importante que celle-là? En TK, c’était « le thème » des dernières élections et je suis, probablement avec la majorité, de ceux pour qui la santé est placée dans de haut de l’échelle des valeurs.
Si le gouvernement avait le guts d’imposer :
-aux finissants en médecine un service obligatoire minimum de 5 ans au Québec.
-des conditions pour éviter que des médecins soient détournés vers le privé pour la chirurgie esthétique superficielle.
-faciliter l’intégration de médecins étrangers compétents.
Il me semble qu’il y aurait pas ben ben du monde pour s’élever contre un gouvernement qui se tient debout devant un bloc d’inertie représenté par le sacro-saint collège des médecins et les facultés de médecine.
Comme tu dis : Y en aura pas de facile.
:(
milou - July 7, 2007 01:14 AM (GMT)
Bon, pour ce qui est de la solution à M. Castonguay, faut pas être un grand devin pour dire dans quelle direction il enligne notre système de santé. Voici ce qu'en disait justement Foglia (qui écrit pourtant dans le papier de Paul Desmarais, c'est pas peu dire) :
"Tout vu, tout entendu, mais pas forcément de la même oreille que vous. Lors du budget, vous avez accueilli comme une très bonne nouvelle la nomination de M. Claude Castonguay à la tête d'un groupe d'experts chargé de faire rapport sur le financement de la santé.
Quand on parle de M. Castonguay, on ajoute, c'est devenu un automatisme, «le père de l'assurance maladie au Québec». Ah, c'est lui, ça! C'est lui la gratuité, c'est lui l'universalité... Aujourd'hui, M. Castonguay prône farouchement la privatisation des services de santé, veut introduire le principe «de l'utilisateur-payeur», et les gens se taisent, respectueux et impressionnés: c'est tout de même bien le père de l'assurance maladie qui parle, il est sûrement le mieux placé pour la réformer...
Il y a ici, pour le moins, une petite erreur de perception. Je me souviens d'avoir manifesté, au début des années 70, contre M. Castonguay, alors ministre de la Santé dans le gouvernement Bourassa. Il était déjà, à l'époque, en faveur d'un système de santé à deux vitesses. Bref, contrairement à ce que vous avez tous l'air de croire, M. Castonguay n'a pas inventé la social-démocratie, ni même l'assurance maladie. L'assurance maladie ne serait pas ce qu'elle est depuis 35 ans sans les pressions populaires du début des années 70. Je peux vous le dire, ce qu'il y aura dans le rapport de M. Castonguay. M. Charest aussi pourrait vous le dire. C'est bien pour ça qu'il l'a nommé."
:cry:
Clarencephil - July 7, 2007 01:52 AM (GMT)
milou - July 11, 2007 01:29 AM (GMT)
Est-ce que je rêve? Michael Moore présentement sur CNN encore une fois à l'émission de Larry King dans un débat sur la santé aux USA avec un toubib amerloque qui essaie péniblement de défendre ce qui se passe dans son pauvre pays... :baton:
Yvente - July 12, 2007 12:04 AM (GMT)
Ecoute bin ca bang
[doHTML]<object width="425" height="350"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/XoLu9FqMCEM"></param><param name="wmode" value="transparent"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/XoLu9FqMCEM" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"></embed></object>[/doHTML]
sharky - July 12, 2007 05:57 PM (GMT)
Clarencephil - August 10, 2007 02:10 PM (GMT)
Espérons qu'on en arrivera pas là au Québec: la carte de crédit pour débarrer la porte de la salle d'opération